Paranormal

Anneliese Michel, sa naissance et ses parents

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Crédit photo : Photography Maghradze PH, photo d’illustration

Comme ce fut stipulé dans l’introduction de ce dossier, le véritable nom d’Anneliese Michel est Anna Elisabeth Michel. Elle est née le 21 septembre 1952, à Leiblfing. Anna Élisabeth avait une éducation catholique poussée d’abord par son père, Joseph Michel. Cet homme aurait dû devenir prêtre à la demande de ses tantes et de sa mère qui étaient profondément religieuses, elles aussi. Il va d’abord être formé trois années dans l’entreprise de sa famille jusqu’à ce qu’il se rende au sein du RAD, qui n’est autre que le service de travail auprès du Reich. Plus tard, il rejoindra la « Wehrmacht » qui fait également partie des services obligatoires des forces de l’armée Allemande. Les jeunes gens y étant tous appelés pour, disaient on, servir leur pays. Après avoir rejoint un autre corps en tant que soldat, il deviendra prisonnier de guerre américain et reviendra chez lui en 1945 où il héritera de l’entreprise familiale. Les croyances du père d’Anna Élisabeth étaient basées sur ce que l’on appelle les « prophéties de Fátima », un cercle catholique. Il croira également aux principes de Alois Irlmaier. Il était un radiesthésiste et un voyant à qui on doit les trouvailles, dit-on, des lieux de bombardements et du sort des personnes disparues pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce serait grâce à ses dits pouvoirs, qui auraient été remis en question à l’époque, qu’il fera sa célébrité. Joseph Michel était aussi influencé par Barbara Weigand, une voyante catholique et mystique dont les écrits étaient vus comme prophétiques. Elle expliquait recevoir des signes de Dieu et de la Vierge Marie en prédisant la domination et la victoire de l’église. Toutes les personnes inspirant le père d’Anna Élisabeth étaient de profonds religieux ou des radicaux, des gens concernés par le monde ésotérique ou paranormal. Lui, ne va pas accomplir tous ses rêves ou ceux de sa famille car il va rester marqué par son parcours en tant que soldat.

Pour comprendre encore l’environnement dans lequel vivait Anna Élisabeth, il faut aussi faire mention de sa mère, Anna Michel. Cette dernière travaillait avec son propre père, à Leiblfing, quand elle a rencontré son mari. C’est le diocèse de Würzburg, un nom à retenir pour comprendre la suite, qui aurait organisé le mariage des parents de la jeune fille. Des rumeurs circulent dans leur village. Le premier enfant de la mère, qui décédera à l’âge de 8 ans d’un cancer des reins, est issu d’un viol. C’est une petite fille qui devient l’enfant illégitime conçu hors mariage, mais qui deviendra aussi l’instrument pour placer un voile de honte sur la mère. À cette époque, l’église domine et la victime devient fautive. Pour sa propre famille, la mère d’Anna Élisabeth est impure. Le diocèse s’incruste dans le mariage. La question du pourquoi se pose déjà, pourquoi l’autorité de l’église intervient… Toujours est-il qu’à la mort de la petite, le caveau familial sera refusé à l’enfant. La mère devra la faire enterrer à proximité, dans une fosse longeant un mur de pierre à l’écart, en 1956. Pour le mariage qui aura lieu en 1950, beaucoup se demandaient comment du jour au lendemain les Michel avaient trouvé l’argent nécessaire pour s’unir dans la sainteté catholique. Ils étaient trop pauvres pour organiser des festivités si importantes. La réputation de cette famille n’était pas toujours très bonne, bien avant la naissance d’Anna Élisabeth, et des choses pas très claires gravitaient autour du couple. C’est l’auteur Marcus Wegner qui en fera mention dans le livre « L’exorcisme aujourd’hui », édité aux maisons d’Éditions Gütersloher. Tout ceci a en réalité une importance capitale et va jouer un grand rôle dans le destin tragique d’Anneliese.

De ce mariage donc, va naître un premier enfant, Anna Élisabeth. Le premier bébé de sa mère née hors mariage va mourir lorsque Anna aura 4 ans. Le couple aura trois autres filles en 1954, en 1956 et en 1957. Anneliese avait déjà des problèmes de santé petite, mais on ne parlait aucunement de possession. Felicitas Goodman dans « Anneliese Michel et ses démons » vous en parlera à la page 33, avec un peu plus de détails. À l’âge de 7 ans, Anna Élisabeth sera transférée dans une école supérieure catholique pour filles. Elle se rend régulièrement à la messe et partage des réunions religieuses avec d’autres adeptes. Des croyants témoigneront de sa foi au point de la voir dormir à même le sol pour, dit-on, expier ses fautes. C’est un dossier d’enquête rédigé par Petra Ney-Hellmuth qui soulèvera ces éléments et bien d’autres encore. Cela démontrera à quel point les croyances dans lesquelles la petite avait grandi étaient le centre de tous, toujours poussées par ses parents. Son entourage la décrivait gentille et sociable, mais particulièrement introvertie par moments. Anneliese était aussi victime d’un trouble très connu du corps médical aujourd’hui, l’épilepsie avec absence qui entre dans le domaine des TSA (trouble du spectre de l’autisme). Aucun traitement, même maintenant, ne peut faire disparaître cette maladie. Le seul à même d’enrayer les symptômes peut rendre l’enfant schizophrène. Ce sont des médicaments qui ne sont même plus proposés aujourd’hui. À l’époque, les choses ne vont pas être gérées correctement et un autre enfer va se dessiner.

© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 01/08/2018. Toutes reproductions est interdites sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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