Démonologie et angéologie ? Non, cette pratique ne s’effectue pas en direct avec des cartes
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Nous constatons que le terme de démonologie est devenu un petit terme fourre-tout qui ne désigne pas forcément sa pratique. Elle n’est pas à confondre avec la sorcellerie ou le désir d’être dit «vouer au diable». Cette désinformation fréquente sur internet nous a inspiré un article qui vous orientera un peu plus sur les origines et le véritable but de la démonologie. Ce n’est pas une pratique nouvelle et son terme peut s’avérer trompeur aujourd’hui. Nous allons donc répondre à une internaute qui nous a contacté à ce propos.
Si la démonologie désigne le fait d’étudier les démons ou les croyances qui leur sont liées, ce terme est aussi traduit par «divinité» ou bien «pouvoir divin». L’origine de ce mot est grecque. Jusqu’aux 13 e siècle peut d’intérêt était porté à ce type d’étude. Les hautes instances de l’église catholique et le pape de l’époque encourageaient pourtant ces connaissances et ce sont les théologiens qui vont s’intéresser aux entités néfastes. Au départ, la démonologie permettait de classer les démons sous forme de hiérarchie et de comprendre leur façon d’agir. Pour obtenir des résultats, les anges étaient aussi étudiés dans le même but. C’est donc par la suite que les deux clans vont être étudiés ensemble. Avant d’être des démons certains être célestes ont subit leur chute pour devenir des anges déchus dans l’histoire biblique, la fusion de ces deux études semble donc logique.
Richelmus de Schental, abbé cistercien de Wurtemberg, comptait les démons par centaines de milliards. Alphonsus de Spina en calcule 133 306 668, en 1467. Il est bien entendu qu’aujourd’hui ces chiffres restent un mystère car bien trop de démons sont décrits. C’est difficile de les classifier entre ceux qui ont été inventés, ceux qui ont été oubliés, ceux avec lesquels on n’a que peu d’information. Il existe bien entendu une hiérarchie déjà nommée mais tous les recueils ne s’entendent pas quant à ce classement, qui a lui aussi changé au fil du temps. Jean Wier en compte 44 435 556, divisés en 666 légions commandées par 66 démons de tête. Ces dernières données proviennent tout de même du 15e siècle et restent très anciennes. On sait que les croyances variées de notre monde ont souvent faussé ces chiffres, l’église ayant voulu avoir une influence majeure à cette époque reculée. Aucun démonologue, moderne ou anciens, n’arrive alors à se mettre d’accord. Pannethorne Hugues en compte 1 758 064 176, Martin Barshaus en classifie 2 665 866 746 664 et Jean Oswald nous parlera de 14 400 000 démons.
Chez les Orientaux par exemple, il n’y a pas de chutes d’anges et l’on ne compte pas les démons. Les têtes de file sont moins nombreuses. Là-bas, la démonologie s’étudie autour des djinns, du cheitan et du shour. Le djinn est l’appellation donnée aux démons dans l’islam. Ces mêmes djinns vont se combattre en récitant des versets du Coran. Il y est fait mention des conjurations et de cas d’exorcismes utiles à leur destruction. Le cheitan est le nom donné au diable et le shour est le mauvais œil, deux termes trop souvent confondus. Le shour sera aussi une interprétation d’actes de sorcellerie.
Pour l’étude des anges, il est question d’angéologie. Le but étant aussi de les hiérarchiser pour mieux comprendre leurs combats contre les démons. Au même titre que l’on étudie le comportement démoniaque, l’étude des anges sera approfondie mais aura exactement le même résultat et pour les mêmes raisons. Qu’il soi questions des chérubins, des anges gardiens où des anges de têtes, comprendre leur combat vise obligatoirement à comprendre le comportement des démons. Encore une fois les deux clans s’opposent, mais dans le cadre de l’angéologie ce sont les anges qui seront le point de départ des études d’angiologue. Je vous donne ici un exemple : D’après Thomas d’Aquin, reconnue par le magistère de l’Église catholique romaine, les anges sont enseignés dans les écoles supérieures catholiques en cours d’angéologie et de démonologie pour les futurs prêtres exorcistes. La démonologie inclut donc bien autant l’étude des démons que celles des anges.
C’est le monde moderne qui va inclure les oracles et autres tirages, en parlant de messages fournis par les anges en direct live portant le nom d’angéologie. Vous saurez maintenant que cette pratique n’a absolument rien à voir avec la démonologie et l’angéologie véritable.
© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 16/03/2019. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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