Doreen Valiente, le Wiccan Rede et la charge de la déesse
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Le vrai nom de Doreen Valiente est Doreen Edith Dominy Vlachopoulos Valiente, connue aussi sous son nom sorcier Ameth. Elle était écrivaine et ses parents de confession chrétienne. L’influence religieuse ne l’empêchait pas, déjà très petite, de parler de ses facultés. Elle va rejoindre Gérald Gardner en 1952 et un an plus tard, elle sera déjà élue grande prêtresse. Doreen Valiente écrira beaucoup pour les wiccans mais son talent d’écriture sera surtout utile à Gardner pour la charge de la déesse et pour le Wiccan Rede.
La charge de la déesse fut créée pour être prononcée par la grande prêtresse ou le grand prêtre du coven. On raconte que plusieurs versions de cette charge existent et qu’en la récitant le grand sorcier incarne la divinité du groupe. La première charge fut écrite par Gérald Gardner et Crowley qui s’étaient inspirés de La «loi de la liberté ». Ce fut un mélange des connaissances de Thelema, de la Wicca moderne et du milieu de la cosmologie, mais on finira par s’apercevoir que la charge était une reproduction de « The Blue Equinox » écrit en réalité par Crowley. Par la suite, Gardner souhaite travailler la charge de la déesse avec Doreen Valiente pour une autre version donc, mais elle en écrira deux. La première effaçait les écrits de Crowley, alors que la deuxième fut écrite en prose où elle s’inspira de « Leviter Veslis » écrit par Gardner. Le premier paragraphe de la charge de la déesse fait mention de mythes romains et celtes, mais aussi de légendes Arthuriennes à la demande de Gardner. Doreen Valiente va mettre en avant la déesse Isis qui revêtit beaucoup de visages. Elle est perçue comme figure universelle dans le mouvement Wiccan Gardnérien. D’après mes sources, anglaises toujours, le deuxième paragraphe serait inspiré de Charles Godfrey Leland qui n’est autre qu’un journaliste qui a étudié les croyances païennes. Ce dernier fera connaître le livre « Aradia ou l’Évangile des sorcières » publié en 1899. Ce livre regroupe des rituels magiques et des cérémonies rituelles, des croyances en sorcellerie d’origine italienne et païenne. Il semble que cet ouvrage soit fait des propos d’une véritable sorcière issue de la ville de Florence, qui se qualifiait de descendante des Étrusques. Le véritable nom de cette sorcière serait Maddalena Taluti, qui disait posséder le pouvoir des anciens. Quelques-uns ont estimé que la traduction était discutable, mais au moins à l’époque, Valiente allait chercher ses sources chez des personnes proches du monde de la sorcellerie ancestrale, contrairement aux auteurs précédents qui prétendaient en faire partie. Le troisième paragraphe de la charge de la déesse s’inspirera encore d’Aleister Crowley. Pour Gardner, à ce moment, le but était de mettre en place une initiation semblable à la franc-maçonnerie en incorporant tous les mélanges qu’il avait appris. Doreen Valiente, confiante, offrait à Gardner ce qu’il souhaitait, alors qu’il n’écoutait pas toujours ses propres suggestions. Elle avait voulu lui faire savoir que le plagiat de Crowley était trop évident, ce que le grand prêtre du coven ignora.
Gardner convainc Doreen Valiente de retravailler aussi le Wiccan rede, la moralité de la wicca, pour mieux le faire appliquer auprès des adeptes mais à sa façon. C’est dans ce texte que l’on retrouvera la phrase : » fais ce que tu veux tant que tu ne nuis à personne ». Elle est tirée d’un poème portant le nom de « The Wiccan Rede » que Gardner ne semble pas mettre en pratique vis-à-vis de Doreen Valiente. Si un grimoire doit être utilisé par le sorcier ou la sorcière qui le fabrique, le livre des ombres de Gardner sera fait des textes de Doreen. C’est elle qui fera évoluer son grimoire mais qui, dans le même temps, sera victime du sexisme de son associé.
Doreen Valiente va mettre fin à leur collaboration pendant que Gardner préfère la publicité permanente aux pratiques magiques. Il reformule des lois en utilisant des préceptes chrétiens, uniquement par rivalité à l’égard de Doreen. Le comportement de Gérald Gardner sera dénoncé et elle rejoint Robert Cochrane, rival de Gardner. Elle publie bon nombre de livres sur la Wicca avec lesquels elle deviendra une référence dans le domaine. Doreen Valiente défendit les Wiccans avec ferveur en expliquant que ce mouvement n’était en rien lié au satanisme. Elle fut baptisée « la mère de la sorcellerie moderne ». Il existe aujourd’hui une fondation à son nom qui prône le principe de recherches et de partages. Cet organisme est devenu, avec le temps, un espace de bienfaisance malgré sa grande implication au sein du Front national. Doreen Valiente avait, elle aussi, adhéré à des groupes très extrêmes. La ville de Brighton Hove lui a décerné une plaque pour commémorer sa vie et honorer ses réalisations, ce fut le premier honneur décerné à une femme se déclarant sorcière. Les Wiccans trouvent enfin un autre visage à qui faire confiance. Doreen Valiente fut aussi l’une des premières à défendre le concept de la wicca en solitaire. Elle préférait l’ouvrir à tous sans que soit nécessaire l’initiation d’un autre Wiccan déjà présent. Vous pourrez découvrir sa biographie au travers de « The Rebirth of Witchcraft » où elle parle de la place qu’elle a eue dans le monde de la Wicca. Doreen Valiente raconte les vérités dont elle n’a pas forcément parlé durant la montée du mouvement Néo-Païens.
© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 11/12/2019. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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