Études linguistiques du vampirisme
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Le mythe du vampire ayant été particulièrement étudié au travers des siècles, il nous faut approfondir la langue pour confirmer ses origines. Nous avons vu dans l’article précédent quelques témoignages vampiriques, mais il faut faire la différence entre les témoins nombreux qui ont laissé des traces écrites et les déclarations officielles de l’époque. Certains documents appartenant à ceux qui étaient appelés les «petites gens» ne sont pas toujours pris en compte, ce qui peut parfois fausser les données. Le fait que le mythe du vampire ait connu une grande popularité au 18ème siècle ne se contredit pas et beaucoup de références se rejoignent à ce propos.
Le mot «vampire» a connu plusieurs orthographes en fonction des régions du globe. D’après «Oxford English Dictionary», le terme de vampire apparaît en 1734 chez les Anglais. On le retrouverait dans un livre dont le titre est « Travels of Three Anglais gentlemen ». L’information ne me semble pas tout à fait juste puisqu’il a été publié en 1745 pour la première fois. Il est vrai que c’est par la langue anglaise et le cinéma que ce terme va se répandre en réalité. Il reste pourtant un dérivé du mot français «vampyre» provenant de «vampir» en allemand. Ils se sont à leur tour inspirés de la Serbie. Dans la langue albanaise les vampires sont appelés des «Dhempir» traduit par «buveur par les dents», alors que la fille est nommée une «Dhempiresa». Chez les Bulgares, les «Glog» désignent les descendants des vampires. Ce terme est traduit par « aubépine », ce qui n’est pas un hasard. Nous approfondirons sur ce dernier point un peu plus loin dans ce dossier.
Michael Ranft, écrivain de son temps, fut reconnu grâce à son livre «De masticatione mortuorum in tumulis» écrit en 1728. Il y étudie les cas vampiriques sous le terme slave de «vampyri». En France, le « traité sur les vampires » édité en 1746, écrit par Augustin Calmet, va nous permettre d’approfondir le mythe. C’est lui qui écrira aussi, en 1751, que le vampire n’est pas un revenant comme les autres et qu’il faut le distinguer des esprits immatériels. En 1752, un autre écrivain essaiera même d’introduire les stryges au vampire. Un amalgame encore d’actualité aujourd’hui. Il me semble que les stryges soient plus proches de la classe des démons crieurs pourtant, ce qui n’est pas le cas des immortels. L’idée fut pourtant vite abandonnée, même à cette époque, et c’est le terme de vampire qui sera définitivement retenu.
© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 11/12/2018. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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