Joseph Wilson, ou la tribu Toteg et la tradition 1734
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Le coven Wiccan 1734 est tiré de l’enseignement de Cochrane, mais aussi de Ruth Wynn-Owen. C’est un coven où les adeptes pratiqueraient la sorcellerie traditionnelle, dit-on. Il fut fondé en 1973 par Joseph Bearwalker Wilson de son vrai nom. Cet homme était qualifié de chaman et de sorcier, il a grandi dans le Michigan, entouré de croyances chrétiennes. Il va s’intéresser très tôt au monde occulte et aux pouvoirs de l’esprit. Wilson travaillait comme agent secret dans l’Air Force. C’est dans ce milieu qu’il va faire la connaissance d’un collègue qui utilisait la magie rituelle et qui va lui suggérer les lectures de Robert Graves, mais aussi de Lewis Spence.
Joseph Wilson écrira ensuite sa propre revue du nom de « The Waxing Moon » et, en 1965, on en parlera dans un journal qui va le mettre en relation avec Robert Cochrane. Cochrane avait, je vous le rappelle, passé une annonce pour attirer des adeptes de Robert Graves. De nombreux courriers vont s’échanger par la suite entre les deux hommes et à la mort de Cochrane, Wilson va fonder la tradition 1734. Dans le même temps, il sera initié au Gardnerisme. Il va participer à la création de l’alliance de la déesse mais va vite quitter le coven car son insistance à vouloir imposer le « Wiccan Rede » n’a pas été apprécié chez les solitaires. La politique va en plus s’en mêler. Wilson sera hué et insulté par le mouvement Néo-Païens après qu’il ait témoigné et dénoncé des faits condamnables autour du capitaine Culver, un collègue de l’armée. La famille de Joseph Bearwalker Wilson sera menacée et il recevra de nombreux messages de haine d’un peu partout. Il deviendra alcoolique et aura grand mal à s’en sortir au milieu de toute cette tempête. Un magazine Wiccan de l’époque dira, je cite : « Joe, comment avez-vous pu, c’est terrible ! Vous auriez pu entrer dans l’histoire en tant que fondateur important du mouvement païen. Maintenant, vous n’êtes plus qu’un traître« . Joseph B. Wilson est décédé en août 2004.
Concernant la tradition 1734, le site web vous ouvre la page sur des conflits multiples et des polémiques assez impressionnantes depuis le décès de Wilson. Quelques wiccans voudraient, semble-t-il, transformer et s’approprier son coven à coups de supercheries. Ses initiés d’origine se battent pour que cela n’ait pas lieu.
Au-delà de ces événements, leurs principes sont les suivants : Il n’est pas obligatoire, contrairement à beaucoup de coven Wiccan, de prêter serment. À ce propos, Wilson avait expliqué qu’étant donné qu’il n’avait pas été initié de cette façon, il ne voulait pas non plus l’imposer à ses élèves. Ses adeptes estiment aujourd’hui que cette obligation est un signe de manque de confiance en l’autre. Ils ajouteront qu’ils préféraient instaurer un autre climat. Avec Wilson, le secret n’est pas obligatoire, mais la discrétion sera encouragée. Dans le coven 1734, il ne sera pas non plus surprenant d’entendre que le néopaganisme n’est pas de la vraie sorcellerie étant donné les idées de Cochrane qui ont influencé Wilson. Les membres pensent que le monde mystique n’a pas de frontière et que la tradition familiale se respecte. Je vais lire la suite qui nous explique que nous n’avons pas besoin de pedigree pour entrer dans le coven. Sur le site du coven 1734, on trouvera ces phrases : « que ferez-vous pour devenir Sage? Êtes-vous prêt à en payer le prix? » J’apprends ensuite que le coven Wiccan 1734 aurait commencé à être créé du vivant de Robert Cochrane et qu’il aurait été mélangé à ce qu’ils appelaient le « The Roebuck ». Il est question d’un autre coven plus moderne qui est utilisé aujourd’hui par l’ancienne église keltic.
Joseph Wilson a lui aussi inspiré beaucoup de Wiccan, en particulier dans ce qu’il appelait la marche chamanique. Elle avait eu lieu autour du principe de « Metista » auquel Starhawk a participé. C’est devenue maintenant la « tribu Toteg », un coven qui viserait à interagir entre la déesse-mère, le dieu et vous-même. Le but serait d’avoir accès à vos ancêtres sur un point de vue magique, familial ou les deux. Les adeptes vont apprendre de Catherine Yronwode qui fut très connue à l’époque pour son engagement et son travail. Elle était rédactrice et créatrice de bandes dessinées. Catherine Yronwode fera aussi sa popularité dans le monde néopaïen et encouragera la pratique du Hodoo sur lequel elle a écrit également. Étant investi dans le coven de la tribu Toteg, elle est toujours en ligne. Je cite leurs propos qui vous donnent un aperçu de l’état d’esprit actuel : « Puisque nous ne sommes pas d’anciens Celtes, Romains, Teutons, Égyptiens ou membres de toute autre culture morte depuis longtemps, nous n’importons pas les panthéons de ces peuples dans nos croyances et pratiques tribales. De même, puisque nous ne sommes pas des Indiens d’Amérique (ou toute autre culture indigène), nous n’importons ni ne revendiquons les coutumes ou la cosmologie de ces divers peuples. Nous n’avons aucun intérêt à convaincre ou à convertir les gens à notre mouvement, mais nous voulons plutôt attirer et s’associer avec d’autres qui ont déjà découvert qu’ils sont prêts à écouter et à apprendre d’eux-mêmes et du monde. Nous construisons, par le principe de l’attraction, une communauté spirituelle basée sur la similitude, sur la différence partagée qui a un point de rencontre – une sorte de magnétisme des idées et de l’esprit. Nos principes et idéaux de base sont exprimés dans les principes que nous avons adoptés. »
J’approfondis et, sur le site officiel toujours, on y parle des principes de sorcellerie par-delà la vision. On y encourage le fait que chacun puisse voir les choses à sa façon. Il vous faudrait accepter votre bagage familial pour accepter ce que vous êtes. On y voit figurer beaucoup de principes autochtones et des encouragements à faire la différence entre visions et rêves inconscients. Ils vous invitent au retrait dans un espace naturel pour la méditation, ou pour se recentrer sur soi. Bien entendu, les principes du Wiccan Rede sont utilisés avec la phrase « fait ce que tu veux, tant que cela ne fait de mal à personne, y compris à toi-même« . Vous trouverez aussi sur le site des proverbes tels que « Celui qui va prendre un bâton pointu pour pincer un bébé oiseau doit d’abord l’essayer sur lui-même pour sentir comment ça fait mal », un proverbe nigérien. Les principes sont définis sous forme de dictons qu’ils appelleront « l’éthique de la réciprocité« . Dans la tribu Toteg de Wilson la polarité reste importante comme dans beaucoup de coven Wiccan et, pour eux, le dieu et la déesse que vous choisissez sont autant valable d’un endroit à un autre. Les adeptes estiment que chacun donne à son Dieu ou sa déesse le nom qui lui convient, ce serait à vous de trouver votre spiritualité.
© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 05/01/2020. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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