La wicca originelle

La Seax-Wica de Raymond Buckland

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Crédit photo : Maria Pop, photo d’illustration

Raymond Buckland fut l’un des premiers à affirmer son appartenance au culte Wiccan. En 1971, il en parlera dans « Witchcraft from the Inside », traduit par « La sorcellerie de l’intérieur ». Cet ouvrage fut une référence pour beaucoup d’adeptes du monde néopaïen. C’est dans l’Église anglicane que Raymond Buckland a été élevé. Son éducation religieuse ne l’empêcha pas de s’intéresser au monde occulte dès l’âge de 12 ans. Sa mère était anglaise et son père était Rom. C’est avec un oncle qu’il va découvrir le monde ésotérique. Raymond Buckland va rapidement être intéressé par les écrits de Margaret Alice Murray au travers du livre « The Witch-Cult in Western Europe ». Il correspondra au départ avec Gardner également, intéressé par « Witchcraft Today ». C’est ainsi que Buckland deviendra le porte-parole du grand prêtre des Gardneriens et que ce dernier va l’initier par l’intermédiaire de sa grande prêtresse. En 1968, Buckland construit le premier musée de la sorcellerie et de la magie aux États-Unis. Ses locaux seront d’abord dans un sous-sol mais, voyant que les expositions se multiplient, il finira par louer une ancienne demeure pour tout exposer. Pour celles et ceux que cela intéresse, le musée a été démantelé à l’époque mais a été reconstruit par la suite à Cleveland avec tous les artefacts qu’il possédait.

Raymond Buckland, devenu grand prêtre, sera victime de la presse qui va le mettre à la une sans son accord. Lui et sa femme prennent donc la décision de quitter le mouvement Gardnerien et se séparent. Lorsque Gardner apprit qu’il allait déménager aux États-Unis suite à tout ce remue-ménage, il lui demanda de fonder un coven pour faire connaître le mouvement dans la région où il allait se rendre. Cette fois-ci, l’influence de son mentor ne fonctionnera pas. Raymond Buckland est arrivé à saturation des querelles autour des Wiccans et de ses membres, mais aussi des divisions permanentes. Il décide donc de créer son propre coven qui fera naître les principes de la Seax-Wica. Raymond Buckland va alors écrire un ouvrage pour en expliquer les fondements dans « The Tree », qui sera publié en 1974. Une autre version du livre sera à nouveau imprimé sous le nom de « Buckland’s Book of Saxon Witchcraft » en 2005.

Dans ce mouvement qu’est la « Seax-Wica », Woden et Freya sont favorisés et deviennent l’équivalent du Dieu cornu et de la Déesse Mère. Les runes y ont une importance évidente et sont souvent des sujets qui reviennent lors des discussions de groupe. La lance devient l’emblème des adeptes de cette tradition. Les rituels ne sont pas secrets, mais il est conseillé d’avoir déjà certaines bases quand on est débutant ou nouvel arrivant. Il semble toutefois que l’ouvrage « Le livre bleu de Buckland » soit conseillé pour s’auto initier et être dans le même ton que les autres. Dans la Seax-Wica, le grand prêtre où la grande prêtresse est élue pour 13 lunes. Des élections ont lieu à l’endroit où se rencontre l’intégralité du coven. Le responsable est appelé le « thegn ». Chez les Anglais, le thegn est un serviteur en quelque sorte. Il assiste une personne importante et reste considéré comme essentiel. Il est celui qui va garder la réunion et la protéger. Le thegn est aussi celui qui va relever le savoir et le retranscrire. Ce membre du coven, parfois perçu comme un chevalier, va empêcher toutes influences non désirées.

© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 12/12/2019. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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