La wicca originelle

La Wicca des Radical Faeries

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Crédit photo : Paco Zárate, photo d’illustration

Dans la wicca, comme vous l’avez compris, la révolution homosexuelle a eu lieu suite à une trop grande homophobie parmi les premiers covens. Des témoignages autour de Gardner étaient très clairs, je cite : « Gerald était homophobe. Il détestait profondément l’homosexualité qu’il regardait comme une perversion et une transgression flagrante de la loi naturelle… Gerald criait presque : il n’y a pas de sorcier homosexuel et il est impossible d’être à la fois homosexuel et sorcier « . Personne ne le contredisait, dira Lois Bourne, Grandes prêtresses du coven de Bricket Wood. Gérald Gardner écrira lui-même : « Les sorcières me disent que la loi a toujours été que le pouvoir doit être passé de l’homme vers la femme ou de la femme vers l’homme, la seule exception étant quand une mère initie sa fille ou un père son fils, parce qu’ils font partie d’eux-mêmes. LesTempliers ont brisé cette loi venue du fond des âges en passant le pouvoir d’homme à homme : ceci conduisit au péché et ce faisant causa leur chute« .

Les Radical Faeris vont se formé en 1979 dans la ville de Californie par l’intermédiaire de Harry Hay et Don Kilhefner. Plus tard, Mitch Walker les rejoindra. Harry Hay était un militant engagé du Parti communiste américain et s’impliquait dans la « Mattachine Society » en 1950, une organisation LGBT. Il rejoindra ensuite le front de la libération Gay de Los Angeles en 1969, et partira pour le Nouveau-Mexique. Mitch Walker, quant à lui, a étudié la psychologie et écrira « un guide du sexe gay » pour sa maîtrise quand il était étudiant. Le concept sera rejeté. Il sera ensuite présenté à Harry Hay sous l’identité d’un chaman gay. Don Kilhefner a rejoint le mouvement anti guerre du Vietnam et, après avoir terminé l’université, il va rejoindre l’Éthiopie. Il s’investira durant deux ans dans le corps militant en visant différents domaines. C’est en mai 1978, intéressé par son statut social, que Don Kilhefner va entrer en contact avec Harry Hay. Lors de la conférence annuelle de l’union de l’académie Gay, Harry Hay et son conjoint du nom de Burnside, vont prendre la décision de quitter le Nouveau-Mexique pour aller à Los Angeles. Hay, Kilhefner et Burnside, vont alors créer les Radical Faeris.

D’après eux, le terme de radical serait représentatif de leurs idées politiques, alors que celui de fée ferait référence aux croyances de l’époque. Harry Hay va s’occuper de la partie politique du coven, Burnside de la partie technique et Kilhefner du budget et de l’administration, Walker devient alors le chef spirituel. En utilisant les références de Mark Satin et Aleister Crowley, les voilà partis avec des prospects gauchistes pour que les gays puissent avoir de l’impact au sein du mouvement néopaïen. La première grosse réunion va rassembler 220 hommes qui vont mettre en place des rituels, des bénédictions et des invocations d’esprits. Seront aussi créés des chants pendant lesquels ils vont jeter leurs vêtements, se mettre des plumes et des perles, du maquillage aux couleurs arc-en-ciel. Après cet événement le coven est définitivement né, publiquement.

Les Radical Faeris défendent les droits des homosexuels certes, mais aussi les aspects patriarcaux de la wicca. Ils auraient un caractère éclectique et leur première réunion, qui eut lieu en Arizona, ne passa pas non plus inaperçue au point de se multiplier un peu partout. À Los Angeles, Harry Hay va créer le siège du coven et tous s’organisaient chez lui. Voyant que les membres étaient de plus en plus nombreux, ils finiront par gérer le groupe dans une église presbytérienne. L’idée de rassemblement au sommet de la colline de Barnsdall Park sera tout désigné pour les réunions. Par la suite cet endroit va faire débat et les fritures vont commencer. L’un voulait que le mouvement se lance dans l’activisme politique pendant qu’un autre dénonçait le terme de « mouvement ». Un autre encore, accompagné d’autres adeptes, voulaient que le mouvement se concentre sur la spiritualité en dénonçant également le côté politique qu’ils considéraient trop hétéro. Des adeptes vont dénoncer le fait d’être repoussés s’ils n’étaient pas d’accord avec les têtes de coven. En 1980, John Callaghan sera viré par Harry Hay après avoir expliqué que l’hostilité était trop grande à l’égard des hétérosexuels.

Tout ceci n’empêchera pas au deuxième rassemblement des Radical Faeries d’avoir lieu la même année, cette fois-ci dans le Colorado. Il sera beaucoup plus important que le premier et portera même le nom de « Faery Woodstock ». Il y sera inclus la danse spirale de Starhawk et Cermunnos apparaîtra sur un foulard qui deviendra l’un des emblèmes des Radical Faeries. C’est là aussi que Harry Hay va vouloir créer la tradition du groupe à proprement parler. Dans le même temps, il se battait pour avoir un terrain destiné au coven. Les litiges entre Walker et Harry Hay se poursuivent alors que Kilhefner décide en secret de monter un autre coven. Kilhefner dira qu’il voulait, je cite : « se battre contre le fascisme féerique« . Kilhefner avait tendance à s’agacer de la façon qu’avait Harry Hay de vouloir toujours dominer les conversations. Nous pourrons citer Kilhefner encore une fois : « J’ai recruté des gens pour espionner Harry et voir quand il manipulait les gens. »

C’est un nouveau venu qui provoquera la démission de Don Kilhefner, lors de la réunion de « Bloody Sunday ». Mitch Walker suivra en accusant Harry Hay et son compagnon de tout détruire. Walker et Kilhefner vont former un nouveau coven Gay qu’ils vont appeler « Treeroots ». Ce groupe va promouvoir la magie cérémonielle associée au monde Gay. Pendant ce temps les Radical Faeries vont continuer de croître au Canada, en Australie, au Royaume-Uni, en Italie et en France, sans nos deux protagonistes. Je vais visiter le site des radical Faeris et je vois qu’ils sont aussi au Guatemala et au Portugal.

© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 11/01/2020. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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