Phytothérapie tribale

Le mimosa, végétal des visions et de la protection en sorcellerie traditionnelle

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Crédit photo : Kevin Huynh, photo d’illustration

Le mimosa est un végétal dont on parle très peu dans le milieu ésotérique, pourtant il est parfait pour démarrer avec les rituels. Mais commençons par le commencement…

Il existe plus de 400 espèces de mimosa sur la planète. Le mimosa est souvent confondue avec l’acacia. Dans le milieu de l’herboristerie ou de la phytothérapie on s’y retrouve parfois, mais dans le milieu de la sorcellerie c’est une confusion à ne pas faire. Lorsque l’on utilise le terme de plante «sensitive» on parle du « mimosa pudica».

Ce mimosa est très utilisé aux Antilles et porte le nom de «Marie-honte» alors qu’à la Réunion, il est le «trompe la mort». Le mimosa y est nommé ainsi car, au contact du vent, de l’eau ou d’un éventuel autre danger, il se referme immédiatement pour se rouvrir un peu plus tard afin de s’épanouir une fois que la menace est écartée. C’est une plante qui pousse très bien, mais qui peut se jouer de vous. Le mimosa nous trompe à première vue, mais c’est pour mieux survivre à l’état naturel. On raconte qu’il nous protège de bien des événements comme il le fait pour lui-même, y compris la nuit. Pour les Mayas et les Amérindiens, le mimosa était un végétal médicinal avant toute chose. C’est aussi le cas du «mimosa tenuiflora». On raconte que le Dieu Hymen changea une nymphe en mimosa pour l’aider et pour qu’elle échappe à un berger un peu trop entreprenant, qui la poursuivait.

Dans le milieu de la sorcellerie traditionnelle, le mimosa pouvait permettre les rêves prémonitoires. Ce végétal soulage ou améliore les personnes dotées du pouvoir du troisième œil. Il encourage les visions après en avoir placé quelques branches sous son oreiller. Dans les temps les plus reculés, on se servait aussi de son pouvoir sous forme de liniment. Il suffisait d’en faire un mélange avec de l’huile d’olive, qui avait macéré quelques heures. Cette décoction était à appliquer sur le corps ou à ajouter dans le bain.

© P.Alexandra pour L’amour des reliques 05/12/2021. Toutes reproductions partielles ou intégrales sont interdites sans l’accord de l’auteur, consultez les mentions légales du site, merci

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