Amérindiens,  La lune mystique

Les calendriers lunaires dans l’ésotérisme

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Crédit photo : Samer Daboul, photo d’illustration

De nombreux calendriers ont été créés avec l’astre lunaire comme repaire, il n’est donc pas surprenant qu’on le retrouve dans l’ésotérisme aujourd’hui. Parmi les Autochtones, par exemple, on faisait déjà le lien entre la lune et le monde animal dans les peuples les plus reculés et les plus anciens. Le célèbre Nord amérindien Wilfred Buck, Nation crie d’Opaskwayak, nous l’explique très bien. Ce sont les tortues de la région qui ont aidé les tribus à créer les tout premiers calendriers lunaires. Cet homme a toujours été impressionné par le ciel et continue de l’étudier dans le respect de ses propres traditions qu’il transmet au Canada. Wilfred étudie le savoir de ses ancêtres, mais aussi celui des Ojibwé et des Lakota. Il a réussi à mettre en avant la science et le savoir amérindien dès 2008. Ce sont ces tribus qui vont inspirer nos calendriers modernes, que l’on retrouve aussi chez les Anishinaabe et les Iroquois. Le «procédé de la tortue» est le suivant : 13 écailles plus grandes se trouvent au centre de la carapace alors que les 28 plus petites les entourent et forment les abords de la carapace. Les 13 écailles au centre sont le symbole des 13 pleines lunes, alors que les 28 plus petits sont les jours entre une pleine lune et la prochaine qui suivra. En fonction des années, nous pouvons avoir en effet 12 lunes pleines, ou 13 nous rappelle Wilfred. Ceci correspondra au caractère sacré répété que revêtira la tortue.

Chez les musulmans, viendra le calendrier hégirien. Il est utilisé dans beaucoup de domaines, même encore aujourd’hui. Contrairement à beaucoup d’autres calendriers, il est exclusivement lunaire, lui aussi, et c’est la nouvelle lune qui va annoncer le début du mois. Il est créé uniquement par ce qui est visible à l’œil nu et non par des calculs qui prennent en compte la Terre, la lune et le Soleil dans leur ensemble. Par conséquent, en fonction des pratiques musulmanes, la nouvelle lune ou le ramadan ne se fait pas au même moment. Ce qui peut provoquer des divergences assez fortes en fonction des pays. Nous savons aujourd’hui que les apparitions de la lune ne se font pas à heures et à jours fixes, et c’est pour cette raison que ce calendrier ne sera utilisé que pour les fêtes religieuses, lui aussi. Des termes ont été adaptés à la situation, comme avec le très ancien calendrier «al-mu᾿tami-burak» que nous pourrons prendre comme exemple. Si le ciel est nuageux et que le croissant de lune n’est pas visible, il peut arriver que le ramadan soit retardé, cet événement portera le nom de «Yawm shakk» traduit par «jour de doute». En Inde ou au Pakistan, au Maroc ou au Nigeria, c’était un dirigeant important qui devait obligatoirement constater la présence de la nouvelle lune pour donner le point de départ d’une célébration publique, en plus de son indication sur le calendrier lunaire.

Un calendrier qui prend en compte la lune, mais aussi les saisons, va porter le nom de calendrier luni-solaire. Ce sont ceux qui suivront. Ils furent particulièrement utilisés par les Gaulois ou les Grecs, les Hindous et les pays Asiatiques. Ils étaient nécessaires pour les récoltes. Les adeptes de la wicca et de la sorcellerie traditionnelle, eux, en sont très friands. Dans certains cas, c’est plutôt le calendrier lunaire qui restera favorisé en fonction de la pratique ésotérique choisit.

© P.Alexandra pour L’amour des reliques 04/03/2022. Toutes reproductions partielles ou intégrales sont interdites sans l’accord de l’auteur, consultez les mentions légales du site, merci

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