Prévention internet,  Rituels et croyances Néo Païennes,  Sorcellerie traditionnelle ou primitive,  Spiritualisme

Les différentes pratiques mystiques, s’identifier pour mieux se faire comprendre

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Crédit photo : Necip Duman, photo d’illustration

Même si les occultistes sont avant tout des gens étudiants les arts occultes sans pour autant pratiquer la sorcellerie ou la magie, il est important aujourd’hui de différencier les intervenants de plus en plus nombreux. En ces temps modernes, il y a de quoi s’y perdre. Très souvent, lorsque l’occultiste passe par la pratique, par exemple, elle ou il interprétera toujours des recherches historiques ou littéraires avant de commencer. Ils peuvent étudier les plus anciennes civilisations comme les croyances les plus modernes. Par ignorance ou par médisance, pour extrapoler leur statut ou pour s’inventer une identité, le réel et le virtuel regorgent de personnes qui créent des amalgames volontaires ou non dans différents domaines. Dans cet article, nous allons tenter de remettre de l’ordre dans tout ça.

Les rebouteux sont des personnes possédant des pouvoirs plus ou moins légers mais positifs. Ils ont une grande connaissance des plantes et leur spécialité reste la guérison et le bien-être. Ils aiment avant tout soigner en complément de l’intervention d’un médecin traitant classique lorsque les symptômes exigent leur présence. Les magnétiseurs entrent souvent dans cette catégorie en employant des procédés similaires, mais en remplaçant les plantes par le magnétisme. Quelques-uns adhèrent à cette dernière idée et d’autres pas, estimant que les plantes peuvent en effet soigner mais que le magnétisme répond à d’autres exigences. Si le mesmérisme et l’herboristerie sont deux domaines très différents, c’est le but et la puissance des gestes qui restent similaires. Dans ce domaine, on parle aussi de médecine alternative ou de médecine douce. Il est capital de se renseigner avant de faire confiance car de grandes vagues d’escroquerie font rage dans le domaine. C’est un handicap qui fait beaucoup de tort à celles et ceux qui essaient de travailler sérieusement pour apporter un complément de bien-être quotidien à  leurs semblables. Si l’un d’entre eux vous explique qu’il peut soigner le cancer ou le SIDA, par exemple, fuyez ! En aucun cas la médecine douce retirera des métastases ou purifiera votre sang en cas de leucémie, comme par miracle. Si on vous demande d’arrêter un traitement en cours, c’est louche. Un pratiquant des médecines douce n’entre pas obligatoirement en guerre avec un médecin traitant. Exemple : Une personne est en dépression et va voir un médecin qui lui prescrira un traitement médicamenteux pour éviter des angoisses dangereuses pour elle-même, celui qui pratique la médecine alternative pourra par exemple ajouter des tisanes en complément pour lutter contre l’insomnie et pour faciliter l’endormissement et la détente. On parle là d’un rituel de bien-être. Les médecins traitants vous parleront dans certains cas d’effet placebo, comme avec les cristaux par exemple. Un effet placebo est une façon d’expliquer la connexion entre le corps et l’esprit. Si l’esprit dit que ça va soigner, le corps soignera. La médecine traditionnelle étant particulièrement débordée, il peut arriver qu’un expert en médecine douce soit aussi une oreille à l’écoute. Dans les cas les plus graves, un psychologue ou un psychiatre vous sera suggéré par un praticien sérieux qui souhaite vraiment votre bien-être.

La sorcière est sans doute celle qui a le plus subi dans l’histoire, autant dans sa définition que dans le langage au travers du temps. La sorcière ou le sorcier sont avant tout des autodidactes qui œuvrent pour le bien ou le mal en fonction des souhaits de chacun. Aujourd’hui ce terme regroupe les personnes qui pratique les arts occultes mais qui ne souhaitent pas donner plus de précision par pudeur ou pour préserver leur tranquillité, ou parce qu’ils ne veulent pas faire étalage de leur pratique pour d’autres raisons. Beaucoup d’individus classifient même certaines religions dans cette catégorie, à tort, puisque le terme de sorcellerie a permis le génocide ou la mise en œuvre de milliers de morts pour les forcer à adhérer à une croyance qui n’était pas la leur. Le vaudou, les chamans des Premières Nations ou les Païens en sont de parfaits exemples. Aujourd’hui, c’est le culte Wiccan avec un large choix de groupe aussi différents les uns que les autres qui fait office de religion, dans le domaine des sorciers et des sorcières. Cependant, certains pratiquant des arts occultes y adhèrent et d’autres pas, reconnaissant la confusion entre religion et ésotérisme ou encore entre besoin de domination dans des groupes et revendication politique dans d’autres. Dans le domaine de la Wicca, beaucoup de choses évolue très vite même encore aujourd’hui. Les sorcières et les sorciers sont avant tout des personnes qui sont décrites comme ayant la possibilité d’altérer le cours des événements par différents moyens. Au vu de leur bagage, on trouve de tout. On pourra toutefois retenir la traduction du mot sorcier, venant du latin «jeteur de sort». Ce qui différencie toutefois le magicien du sorcier, c’est que le mage doit étudier alors que chez la sorcière et le sorcier le pouvoir est arrivé au moment de sa naissance. C’est un héritage souvent jalousé, d’où le silence ou le besoin de discrétion du pratiquant.

Le paganisme, quant à lui, remonte à la période latine du mot «pagus», «paganus» est traduit par «civil» ou «paysan». Ce terme a été utilisé pour designer les gens fidèles à leur pays et à leurs traditions, en particulier dans les années 300. Il a ensuite été utilisé chez les chrétiens pour montrer du doigt les non chrétiens et les non juifs durant l’inquisition. Étant donné que c’est une question que l’on m’a posée, j’en profite pour en parler ici. Il  est arrivé qu’on retrouve cette mouvance dans l’ésotérisme, à tort. Le paganisme est un terme que s’est approprié certains groupes de la wicca car en effet la culture païenne ne s’accordait pas avec la religion dominante du moment. Le paganisme pourrait s’accorder à toutes les cultures qui n’adhèrent pas au principe de l’église. C’est à la fin du 20ieme siècle que l’on va parler de néo paganisme en mélangeant le terme d’origine avec le mysticisme.

L’envoûteur est une personne qui fait le choix de pratiquer l’art ésotérique avec les plantes et, comme le dit son nom, favorise les envoûtements. Avec ces deux compétences jumelées, il est d’une puissance plus modéré que la sorcière et passe plus souvent inaperçu. Il est souvent confondu avec le chaman des Premières Nations (Natif Américain ou Amérindiens) qui possède une grande compétence des plantes aussi, mais qui reste un guide et un soigneur pour le corps et l’esprit en plus d’être un messager entre le monde des esprits et des vivants.

Le magicien, lui, est souvent passé par une école. C’est le fruit d’études et de pratiques nombreuses qui va lui donner son titre et faire de lui un pratiquant des arts magiques. Il peut ensuite faire le choix de devenir magiste ou mage. Mage est un terme souvent utilisé de façon prétentieuse par des personnes qui n’en sont pas. Il est en réalité très rare. Cette confusion est sans doute due au fait que le terme de magicienne ou de magicien est mieux perçu que celui de sorcière ou de sorcier dans l’imagerie populaire, ce qui valorisera une personne qui ne s’affirme pas dans ce domaine. Ceci reste toutefois surprenant puisque «magie» vient du latin «magia», puis grec et signifie «religion des mages perses» mais aussi «sorcellerie». Magie étant le mot étiquette de magicien et de magicienne, on note là une transformation évidente qui posent d’autres nouvelles questions.

L’ensorceleur a atteint quant à  lui un degré très important de savoir et de pratique ésotérique. Il maîtrise. Utilisé de façon régulière dans la langue française pour désigner une personne qui enchante par son charme, cela en dit long sur la nature de l’ensorceleur dont la définition courante en est issue.Le charme, dans ce cas, peut être une arme ou un moyen de défense dans le mysticisme. Il peut être positif comme négatif, mais la beauté et le charme, l’envoûtement opèrent toujours. L’ensorceleur peut, dans certains cas, se suffire à lui-même.

L’enchanteresse ou l’enchanteur sont avant tout des autodidactes qui ont atteint un très haut degré de pouvoir seuls. Ils sont craints et peuvent être bons ou mauvais en fonction de leur choix personnel. Ils sont très doués dans le domaine des enchantements, comme leur nom l’indique. On parle ici de soumission par la magie.

L’alchimiste utilise les forces logiques de la science au départ. Une fois maîtrisé, il est dit qu’il peut transformer les métaux en or ou en argent, par exemple. On parle alors de transformation des métaux. La pierre philosophale a, par exemple, un lien très fort avec l’alchimiste. On raconte qu’elle peut prolonger la vie, guérir et transformer le plomb en or. D’autres alchimistes travaillent à partir du mercure, ils sont souvent nommés « mercuriens ». L’alchimie nous vient d’Égypte et a été découverte et utilisée en même temps que la chimie. L’une a été conservée dans le domaine de la science et l’autre dans le domaine mystique. L’alchimiste est en général très secret et reste très respecté. C’est une égyptienne, alchimiste, qui a par exemple inventé le bain-marie pour obtenir une température constante.

Un article sera consacré au chamanisme trop souvent malmené car il peut être différent en fonction des pays, des croyances et de l’histoire même des chamans et des femmes médecine. On peut déjà dire que le chaman est relié à la nature et reste un intermédiaire entre les humains et les esprits. Il a une place très importante au creux des tribus et est reconnu à la naissance.

Le spiritualiste, quant à lui, pense que l’esprit est plus fort que la matière. Il croit en un Dieu et estime que la pensée logique n’est pas la seule réponse aux phénomènes qui ont lieu sur terre. Les enquêteurs dans le domaine du paranormal peuvent, par exemple, être qualifié de spiritualiste cherchant la preuve de l’existence des fantômes. Beaucoup d’entre eux communiquent avec les esprits ou cherchent l’échange avec eux. Les défunts et les divinités d’où qu’elles proviennent y ont une place capitale.

© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 01/03/2026. Toute reproduction est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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