Phyllis Curott, la Wicca et le temple d’Ara
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Phyllis Curott est une avocate et une écrivaine Wiccan dont le nom sorcier est Aradia. Elle a grandi dans le Long Island en Angleterre. Contrairement à la majorité de ses confrères, dont les parents étaient chrétiens, les siens étaient athées. Elle sera élevée avec le principe de ce que l’on appelle la « règle d’Or », très répandu au 17ème siècle et souvent repris dans la théologie. Ce principe est simple : « traitez les autres comme vous aimeriez que les autres vous traitent« . Son père était marin et souvent absent, alors que sa mère appartenait à la grande diplomatie. Elle était connue pour être riche et avoir accès à une grande culture. C’était une femme instruite qui s’est battue pour l’égalité et contre le racisme aux États-Unis. C’est dans ce contexte que Phyllis Curott va faire des études dans le domaine des arts et de la philosophie. Elle réussira ses études avec brio et se dirigera ensuite vers des études de droit qu’elle utilisera pour faire reconnaître le culte wiccan.
Phyllis Curott va organiser des mariages et utiliser les rituels de la communauté dans un cadre juridique. Tout en jouant dans un groupe de rock appelé « The Dates », elle fera des films indépendants qui feront connaître ses talents jusqu’au « Festival du Film de Venise » en 1989. C’est lors de sa passion pour les films et la musique qu’elle va être initiée à la sorcellerie en portant le nom d’Aradia. Phyllis Curott devient grande prêtresse et va créer le coven du Temple d’Ara en 1983, qui tourne autour du chamanisme et des croyances Gardneriennes. Y seront ajoutées également les croyances Minoennes pour avoir été initié dans cette fraternité. Elle va souhaiter défaire le côté patriarcal de la wicca par l’intermédiaire du chamanisme et des connaissances de l’anthropologue Michael Harner, qui fut un personnage célèbre dans les années 50 pour avoir étudié les tribus autochtones. Si vous souhaitez faire connaissance avec lui, vous pourrez vous procurer l’ouvrage « La Voie du chaman ».
Dans la « tradition d’Ara », les membres expliquent que tout est sacré. Ils célèbrent les cycles de naissances et de croissances, de mort, au travers des cycles lunaires et solaires. Les sorcières d’Ara, comme elles sont aussi appelées, apprécient d’avoir à défendre l’égalité entre les femmes et les hommes en expliquant que le tout se manifeste partout dans le principe de polarité. On y parle de rites sexuels érotiques pour célébrer le caractère sacré de l’union du dieu et de la déesse, de cérémonies pour entrer en communication avec le divin. Les membres du temple d’Ara prônent la liberté du corps et estiment que chacun fait ce qu’il veut avec tant que ça ne blesse pas autrui. La discrimination de race ou de sexe y semble très peu tolérée et ses adeptes estiment que, grâce au monde Wiccan, nous pouvons tous obtenir une grande sagesse. La nature tient une grande place dans ce coven. Les sorcières d’Ara ne reconnaissent pas les forces du mal mais reconnaissent la cruauté de l’être humain. La loi du triple choc en retour y a sa place, et vous pourrez y célébrer la divinité qui vous correspond. Les adeptes de ce coven honorent les sabbats majeurs et les sabbats mineurs. Des rencontres et réunions ont lieu lors des pleines lunes.
Les grands prêtres et grandes prêtresses Wiccan de ce coven pensent que ceux qui apportent l’enseignement de la tradition sont là pour apprendre aux élèves le caractère sacré de leurs croyances. Ils font suivre un programme très clair et très long qui permettra aux initiés de devenir à leur tour des enseignants du culte. Ils pourront aussi organiser des cérémonies religieuses comme les mariages, par exemple. Dans ce coven, si une personne suit scrupuleusement la tradition et reste digne de confiance en s’étend fortement plié aux règles, elle peut être qualifié d’ancienne et faire partie du conseil du temple. Elle pourra ensuite à son tour organiser la spiritualité du groupe tout entier. Les plus impliqués ayant prouvé leur foi ont accès aux médias et peuvent passer à la télévision. Dans le temple d’Ara, si vous êtes un fan qui suit le coven, ça ne suffit pas. Ses membres insistent sur le fait que vous devez être profondément impliqué dans la tradition pour être reconnu en tant que tel, y être initié. Le temple d’Ara organise des événements à New York et essai d’y recruter de nouveaux membres.
Aujourd’hui, Phyllis Curott est aussi présidente du cercle de l’Alliance de la Déesse, semble-t-il, fondé par Wilson et issu de la tradition de Cochrane. C’est un coven vénérant le dieu et la déesse, les niveaux à passer pour être grand prêtre ou une grande prêtresse sont au nombre de deux. Il est question d’un coven de membres solitaires, majoritairement, qui se réunissent pour certains événements. C’est à chaque sabbat que l’Alliance de la déesse publie une newsletter d’infos. Ce coven organise aussi le festival de « Merry Meet » chaque année, bien entendu la spiritualité est de mise dans le festival. Phyllis Curott est toujours impliquée donc, au point d’avoir défié en direct un archevêque du nom de « Joseph Cardinal Bernadin » qui ne voulait pas de sa présence. Son passage à la télé durant ce clash lui a permis de s’exprimer pour les Wiccans et leurs droits. Elle a fait le buzz. Phyllis Curott s’est aussi battue pour le droit des femmes de pratiquer leurs propres croyances et a souhaité rencontrer le Dalaï Lama. Elle s’exprimera également au Parlement des religions du monde, toujours dans le but de défendre la cause des Wiccans, en plus de gérer ses deux covens. Elle eut d’autres titres et d’autres implications notables, ce qui fait d’elle une femme très connue, et surtout très reconnue dans le monde Néo-Païens. Vous pourrez retrouver ses mémoires dans l’ouvrage « Book of Shadows », traduit dans différentes langues.
© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 09/01/2019. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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