Démonologie

Remède, transformation et personnalité du vampire

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Crédit photo : Heber Vazquez, photo d’illustration

Si nous avons vu les témoignages et les origines du vampirisme, voyons un peu maintenant ce qu’il est. On le décrit aujourd’hui comme un démon se nourrissant de sang humain pour vivre, ou pour transformer à son tour une personne en être immortel. L’endroit de la morsure, souvent effectué dans le cou selon le mythe, et la forme pointue des dents fait de lui une créature reconnaissable. Ce sont des éléments qui n’ont jamais été dissocié des récits vampiriques anciens et modernes. Le vampire est connu pour interagir uniquement la nuit. Le lien qu’il a avec son cercueil d’origine perdure pour y dormir ou s’y cacher le jour. Il est dit aussi, même si c’est moins répondu dans les récits modernes, que le vampire est capable de manger sa propre chair et celle des êtres humains qu’il désigne. On parle beaucoup de vampires nés lors de batailles ou de combat sanglants. On dit que les buveurs de sang sont habillé d’un linceul ce qui semble logique, puisque à l’époque des témoignages les moins anodins, les cadavres étaient enfermés dans des draps et non dans des tombes au départ. Une fois transformé, on raconte qu’ils visitent d’abord leurs proches n’acceptant par la mort et la perte de celles et ceux qu’ils aimaient. D’autres symptômes et traits d’apparences, moins populaires, ont été suggéré ou retenus. À une époque, on prétendait que les sanguinaires pouvaient avoir une peau violacée suite à leur consommation de sang, alors qu’au cinéma ils étaient représentés comme pales et à la peau presque blanche. La présence d’un vampire était de toute façon suggérée quand de nombreux morts étaient retrouvés au même endroit et qu’ils se décomposaient par leurs manques de sang dans le corps. Au moyen Âge, quand les tombeaux étaient ouverts et que du sang était sur le corps, que le défunt ne changeait pas suffisamment d’apparence au bout d’un certain temps, son occupant était considéré comme un éventuel vampire et c’était au fossoyeur de faire le nécessaire.

On disait que certains vampires pouvaient faire bouger des objets par une simple pensée. Dans le mythe, les vampires n’ont pas tous le même degré de pouvoir en fonction de leurs anciennetés. Ils seraient plus ou moins forts en fonction de leur longévité, un peu comme les fantômes ou les plus vieilles entités. On dit que le sanguinaire peut se changer en animal tel que le loup, le papillon ou la chauve-souris par exemple, alors qu’en Chine il serait question de la possible transformation en chat. Toutes ces idées de mutations animalières ne semblent pas fondées car elles seraient basées sur des superstitions ajoutées au fil des récits, et du temps. Le côté charmeur du vampire aurait été inventé au cinéma tout comme sa capacité de télépathe pour enjoliver son caractère de sanguinaire. De toutes évidences il a eu des pouvoirs de plus en plus élevés avec l’imagination humaine qui lui aura retiré parfois son côté démoniaque, par désir enfoui d’une vie éternelle ou d’une existence moins terne pour beaucoup d’adeptes.

On raconte que pour lutter contre un vampire qui pourrait s’en prendre à vous, il faut veiller aux trois phases initiales qui ne se combattent pas de la même façon : le moment où il se transforme, le jeune vampire qui vient d’être mordu et qui vient donc de naître, et celui ou il est pleinement vampire avec les capacités qui lui sont propres. D’une façon ou d’une autre le pieu dans le cœur et l’incinération sont resté des classiques pour le supprimer. Une autre méthode un peu moins connue consiste à placer des objets pointus dans la tombe afin qu’il s’y blesse au moment de sortir. Ce dernier point rappelle un peu la méthode de suppression des «vrykolakas» qui sont, chez les Roumains, des zombies. Un autre moyen de les éviter consiste à placer des graines de pavots ou de millet autour de la tombe. On dit ainsi que le vampire pourra les compter, attirer par les graines il ne penserait plus à mordre et vous pourriez avoir le temps de vous enfuir. Cette méthode ne se retrouve pas fréquemment mais il était bon de la noter étant donné la façon répandue, au moyen Âge, d’utiliser ce stratagème. En Allemagne et dans les pays slaves, la décapitation est restée encrée et la tête est placée entre ses jambes. En 2006, près de Venise, un corps datant du 16ième siècles a été découvert par un archéologue avec une brique dans la mâchoire qui n’était autre qu’un rituel qui empêchait le défunt de revenir transformé en vampire.

Des objets auraient aussi le pouvoir de faire reculer la créature telle que le crucifix ou des talismans confectionné avec de l’ail. Beaucoup parlent uniquement de la gousse de ce végétal alors que la plante complète pourrait s’avérer efficace. Cette odeurs leur serait insupportables. Le rosier sauvage et la verveine seraient conseillés mais l’aubépine l’est encore plus, surtout en Europe ou leur réputation n’est plus à faire. En Amérique du sud, c’est l’aloès verra qui est accroché à la porte d’entrée afin de les faire reculer. Un peu partout dans le monde, la moutarde aspergée sur le sol serait aussi un traitement efficace. Le bois de frêne en Russie, et le chêne en Silésie, seraient les bois de destruction des vampires. L’eau bénite possède la réputation de les brûler alors qu’ils seraient incapables d’entrer dans un lieu sacré, tel qu’une église ou un temple par exemple. Le fait que le vampire ne puisse pas se voir dans le miroir n’est pas aussi répandue qu’on pourrait le penser. Cette idée est très ressente, il serait question d’une invention cinématographique autant que l’idée qu’il soit calciné au soleil. C’est le film muet «Nosferatu le vampire», sorti en 1922, qui aurait inspiré ces superstitions. Nous savons qu’en sorcellerie les carrefours sont importants, c’est aussi dans ces endroits qu’il faudrait enterrer un vampire afin d’avoir raison de lui. Cette pratique se voyait déjà dans les années 1590. En Roumanie, il était important d’exécuter un vampire à l’aube.

© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 11/12/2018. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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