La wicca originelle

Starhawk, la Wicca militante et le Reclaiming

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Crédit photo Avery Arwood, photo d’illustration

Starhawk est écrivaine et enseignante. Elle est très connue dans son pays d’origine sur ses théories concernant le Néo paganisme, pour son engagement à mélanger combat et mysticisme Wiccan. Sur le plan spirituel, elle est vue comme l’une des personnes les plus influentes et ce n’est pas un hasard. Starhawk fut quelqu’un d’important au sein de la tradition Feri où elle a créé la mention du pentagramme de Fer et de Perles. Elle y incorporera aussi la notion des trois âmes, y compris dans son propre mouvement « Compost Coven » au début des années 1970. Vous retrouverez ces combinaisons dans son livre intitulé « La Danse Spirale », publié en 1979. Starhawk s’inspira de Zsuzsanna Budapest, grande prêtresse du mouvement Dianiste. Son travail et celui des Anderson se poursuivent aujourd’hui sous le coven « the Winged Toads ». Starhawk va aussi fonder la Tradition Reclaiming qui influencera la wicca féministe. Mais commençons par le commencement, et revoyons son histoire…

Starhawk, de son vrai nom « Miriam Simos », est originaire du Minnesota. Elle va obtenir le « Samuel Goldwyn Writing Awards » en 1973 pour son roman « A Weight of Gold », alors qu’elle n’était qu’une jeune étudiante tout juste diplômée. Elle écrit son livre « The Spiral Dance » qui sera édité avec quelques difficultés. Elle aura le soutien d’une autre femme du nom de Carol Patrice Christ qui faisait beaucoup parler d’elle au travers du « mouvement Goddess », dont elle fut considérée comme la mère. Carol Patrice Christ présentera sa maison d’édition à Starhawk ce qui permit à cette dernière de faire publier son ouvrage « La danse en spirale: une renaissance de l’ancienne religion de la grande déesse » en 1979. Ce livre connaîtra plusieurs rééditions par la suite : en 1989 et en 1999, à chaque 10ème anniversaire. Il devient un classique dans le monde de la wicca. Elle obtient une maîtrise dans le domaine de la psychologie en 1982 et décide de se rendre en Californie. Elle y fait la rencontre des Anderson. Le couple l’initie à la wicca.

Starhawk a toujours mis ses croyances en avant comme quelque chose de fort. Elle défend l’idée que la terre est une entité vivante et estime que le sacrifice de soi est important pour les mouvements néopaïens, ceux portés sur l’écologie. Elle souhaite associer le social à ses activités basées sur la nature. Starhawk nous expliquait que pour mieux se concentrer et comprendre les problèmes du monde, il faudrait se connecter aux éléments et à l’ordre naturel des choses. L’activisme de Starhawk prône l’antiguerre et dénonce l’homophobie, la discrimination des genres. Elle écrira beaucoup en ce sens et dénonce l’idée de faire de la sexualité un acte de domination, estimant que, je cite : « les gens ont confondu l’érotisme avec la domination et la violence« . Elle écrira d’autres ouvrages pour défendre ses idées, en mettant souvent la wicca en avant dans le même temps.

En 1979, pour fêter la publication de « The Spiral Dance », la militante organise une célébration lors de Samain. On y retrouve la danse en spirale qui finira par être populaire et par réunir de plus en plus de personnes. Ses adeptes vont se faire appeler « Le Reclaiming Collective » qui va donner suite au célèbre « Reclaiming » fondé par Starhawk, avec Diane Baker. On y sentira les traces de la tradition Feri des Anderson et du Culte Dianique, de la charge de la déesse par Doreen Valiente. Aucun grand prêtre ou grande prêtresse ne seront par contre associés à ce coven. Il portera aussi le nom de « principes de l’unité » où le patriarcat n’était pas souhaitable pour les fondatrices de ce groupe. Elles vont vouloir quelque chose de non hiérarchisé. Dans le « Reclaiming » de Starhawk et de Diane Baker vous pourrez entendre parler de Gaïa, de techniques chamaniques et de méditation guidée, de transe par exemple. Les fées vont être placées dans des parallèles avec les dieux et les déesses. Le Reclaiming compte plusieurs communautés aujourd’hui, comme aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Australie. Les cours sont appelés « Witchcamps ». Plusieurs CD de chants ont été diffusés alors que le magazine « Reclaiming Quarterly » voit le jour. Starhawk est toujours sur le projet en organisant, avec ses membres, des ateliers et des rituels publics. Elle apporte son expérience en Amérique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient, par exemple. Ses œuvres ont été traduites en espagnol et en français, en allemand et en danois, en néerlandais et en italien, en portugais et en polonais, en tchèque, en grec et en japonais. Elle a aussi participé à la création de films cinématographiques sur le thème de la terre mère. Aujourd’hui, le Reclaiming souhaite voir ses membres à la recherche de la connaissance et de l’illumination en dehors du coven. Ils estimant que, je cite : « Il ne revendique pas le monopole de la soi-disant vérité wiccane« .

© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 29/12/2019. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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