Démonologie

Témoignages de cas vampiriques au Moyen Âge et dans le monde contemporain

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Crédit photo : Heber Vazquez, photo d’illustration

Le vampire est un démon très connu du monde des vivants et des récits se lisent et se transmettent depuis les temps les plus anciens, au travers de nombreuses cultures. C’est au 18ème siècle que la croyance des vampires va atteindre un pic important, grâce à des témoignages de combattants revenus de guerres très sanglantes. Dès 1725, en Serbie, des gens racontaient avoir vu des soldats Autrichiens revenir après la mort. Ce fut le cas de Peter Plogojowitz. Les villageois qui l’entouraient de son vivant furent témoins de choses étranges, dit-on. Après son décès, il serait venu chez lui pour réclamer de la nourriture à son fils à plusieurs reprises. La peur se répandit dans le village, surtout quand son enfant fut trouvé mort et que les villageois perdirent aussi la vie les uns après les autres. Sur leur lit de mort, ils témoignèrent de la présence de Plogojowitz qui les avait mordus pour boire leur sang. Le choc fut tellement grand que les derniers villageois de Kisilova finirent par faire appel à un officier et un prêtre pour faire constater les faits. Ce sont les autorités autrichiennes qui rédigèrent le rapport et c’est peut-être là que, pour la première fois, le mot « Vampyr » fera son apparition dans des documents officiels. Mr Frombald écrivit ce rapport à contre cœur et la tombe fut ouverte. Beaucoup de témoignages de l’époque relatent que certaines parties du corps, tel que les ongles ou les cheveux de Plogojowitz, avaient repoussé et qu’ils étaient presque intacts. C’est en lui mettant un pieu dans le cœur et en brûlant le corps du défunt qu’ils auraient mis fin aux massacres nocturnes et aux cadavres accumulés à différents endroits. Certains dirent que le problème était résolu. Quelques-uns prétendaient que le vampire s’était réfugié en Angleterre pour ne plus avoir affaire à la colère du peu d’occupants de la ville qui étaient encore présents.

Deux ans plus tard pourtant, un autre cas fut révélé par l’intermédiaire de plusieurs témoignages effrayants. Arnold Paole, soldat autrichien décédé à Medvegia en Serbie, mourut dans un banal accident de charrette. Il a été dit qu’il est revenu après sa mort. De son vivant, il racontait avoir tué un vampire lors d’une bataille et disait avoir peur d’avoir été touché par cette malédiction. Ce fut le cas puisqu’il but le sang de la moitié du village. L’histoire précédente qui avait eu lieu avec Peter Plogojowitz servit de leçon aux villageois qui en avaient entendu parler, ils recommencèrent l’opération. Le pieu dans le cœur, le fait de brûler le corps, sauf qu’il est raconté que cette fois Arnold Paole poussa un hurlement allongé dans sa tombe. Les villageois qu’il avait mordu et tués subirent le même sort pour s’assurer qu’aucun d’entre eux ne reviendrait pour massacrer les personnes encore vivantes.

D’autres cas de vampirisme furent trouvés et beaucoup d’enquêtes ont été ouvertes. Une lourde épidémie sévissait et il leur fallait faire la différence entre lesdits vampires, et la maladie qui ravageait les lieux. C’est le conseil de guerre impérial de Vienne qui avait été obligé d’enquêter à nouveau sur les cas de vampirisme qui se multipliaient à travers le pays. D’autres récits ont été largement enregistrés et conservés dans des archives. Ce fut le cas de Mercy Brown, une jeune fille de 19 ans qui fut exhumée le 17 mars 1892, décédée après une maladie. Le mystère demeure autour de sa résurrection. Une autre épidémie vampirique aurait encore eu lieu en 1047 et en 1092 dans une ville de Russie.

Celui que l’on appelle « L’empaleur », qui n’est autre que Vlad III Basarb, a largement endossé l’identité du vampire. Il a inspiré plusieurs œuvres modernes. La véritable raison de sa réputation est aussi associée aux besoins de ses ennemis de vouloir l’éliminer dans une époque plutôt trouble. Certains mystères demeurent toutefois autour de ce personnage, et surtout de son cercueil dont l’occupant était réputé pour couper des têtes les unes après les autres, alors qu’il se serait contenté de tuer les plus puissants, ce qui ne fut pas au goût de tous. Ces événements auraient marqué les esprits et exagéré une cruauté évidente. Bram Stoker aura définitivement accolé la réputation vampirique du compte au travers du mythe de Dracula et de son livre en 1897. Selon l’historien Constantin Rezachevici, Vlad serait enterré au monastère de Comana, en Roumanie. Cependant, ce tombeau a la réputation de ne contenir que quelques ossements de chevaux et non les restes du prince valaque. Des études répétées vont le confirmer et tous les spécialistes arrivent aux mêmes résultats. Le corps du prince n’est pas dans sa tombe.

Au 16ème siècle, la comtesse Élisabeth Báthory aurait laissé des traces d’activités étranges. Elle aurait torturé et tué de nombreuses jeunes femmes pour se baigner dans leur sang afin de rester jeune et belle. Le mystère demeure car les procès qu’aurait subis la comtesse en 1611 ne mentionnent pas tous les faits. Rumeurs ou réalités sur un cas de vampirisme ? Au moyen Âge,  Walter Map et William de Newburgh tentent de recueillir de nombreux témoignages et étudie le cas des vampires d’Istrie en 1672. Jure Grando, décédé en 1656, aurait provoqué une panique en revenant harceler sa veuve. L’histoire se répète ou une autre panique collective et vampirique a lieu en Autriche de 1725 à 1734. Dans les années 1970, un romancier écrira un livre en s’inspirant d’une légende populaire qui mentionne la présence d’un vampire dans un moulin, qui tuerait des meuniers. Ce dernier témoignage fut repris dans le cinéma en 1973 pour le film d’horreur Leptirica.

© P.Alexandra pour L’amour des reliques – 10/12/2018. Toutes reproductions est interdite sans l’accord de l’auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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